ACCUEIL NOTRE ASSOCIATION ARCHEOLOGIE LE MANS 1793 ACTUALITES NOTRE PROJET REJOIGNEZ-NOUS DONS CONTACT LIVRES LIENS Chouannerie Monographies Les militaires La virée de Galerne et le Haut-Maine Les mémorialistes Romans historiquesMémoires de Madame la marquise de La Rochejaquelein Ces souvenirs authentiques et particulièrement vivants évoquent les grandes heures de l'épopée vendéenne. Mariée en premières noces avec le général de Lescure, le Saint du Poitou, Madame de La Rochejaquelein côtoie tous les héros de la Grande Guerre et rapporte nombre d'anecdotes, véritables pages d'anthologie. Placée au coeur de la guerre par son nom, en contact avec les combattants vendéens, elle écrivit quelques années plus tard les plus poignants des Mémoires. Ceux-ci comptent parmi les plus illustres de cette époque. Ils connurent un immense succès et de nombreuses éditions tout au long du XIXe siècle. Parmi celles-ci, l'édition Bourloton de 1889, dite édition du Centenaire, est considérée sans nul doute par les historiens comme la meilleure. Réimpression de l'édition de 1889 516 pages, grand in-8° (19 x 28), relié cartonné édition de prestige sur vergé, tirage numéroté 9 gravures et 2 cartes, oraison funèbre de l'auteur L'auteur : Marie-Louise-Victoire de Donnissan est née le 25 octobre 1772 à Versailles et y passa toute son enfance. Son père était gentilhomme d'honneur de Monsieur, futur Louis XVIII. Elle épousa, le 27 octobre 1791, son cousin Louis-Marie de Salgues, marquis de Lescure, et assista aux journées d'août 1792. Le couple se réfugia alors dans son château de Clisson, à Boismé (Deux-Sèvres). Emprisonnée comme suspecte avec sa famille à Bressuire, au moment de l'insurrection de mars 1793, la jeune femme fut libérée par Henri de La Rochejaquelein, le 2 mai. Son mari et son père entrèrent aussitôt dans l'état-major vendéen, l'entraînant ainsi dans leurs campagnes militaires. C'est pendant la Virée de Galerne, le 3 novembre 1793, que Lescure mourut de ses blessures reçues à Cholet. Sa veuve survécut au désastre de Savenay, et se cacha jusqu'à son amnistie en janvier 1795. Elle fut cependant inquiétée à plusieurs reprises en 1797 et 1799 et dut s'exiler pour échapper à la mort. De retour en Poitou, en 1800, elle se remaria avec Louis de La Rochejaquelein, frère cadet d'Henri, qui reçut le commandement des armées vendéennes pendant les Cent Jours. La guerre lui prit à nouveau son mari, tombé le 4 juin 1815 au Champ des Mathes, près du Perrier (Vendée). Madame de La Rochejaquelein consacra le reste de sa vie à voyager et à rédiger ses Mémoires, devenus les plus célèbres consacrés aux Guerres de Vendée. Elle mourut à Orléans le 15 février 1857.
Autour de la bataille du Mans : en savoir plus…
Les Vendéens dans la Sarthe Henri CHARDON Peu d’historiens ont consacré leurs recherches à l’examen approfondi de la Virée de Galerne, cette tragique campagne menée en pays chouans, du passage de la Loire (18 octobre 1793) au désastre de Savenay (23 décembre 1793). Parmi ces rares spécialistes, Henri Chardon a signé « une étude remarquable » (bibliogr. Vachon) axée sur la Sarthe , « un recueil de documents inédits ». Ce département placé aux portes de l’insurrection vendéenne fut le théâtre d’une des plus grandes batailles de cette période. Il n’y a eu auparavant aucune recherche poussée sur les Guerres de Vendée dans le Maine, et nul n’a pu à ce jour égaler son œuvre d’historien dans ce domaine. Son ouvrage s’articule en trois parties. La première aborde les événements que l’insurrection vendéenne a déterminés dans le Maine, puis les conquêtes vendéennes dans cette région. La seconde partie, extrêmement documentée, étudie en plus de 300 pages la déroute du Mans et ses conséquences. « Quand arrive la bataille du Mans, précise l’auteur, j’ai cité sans compter et tout au long, toutes les lettres intéressantes, et tous les articles de journaux, presque aussi inédits que ces lettres, et qui viennent révéler ce que fut la fameuse journée du 13 décembre 1793 et celles qui la suivirent. » La dernière partie s’attarde, avec un égal souci du détail, sur le sort des malheureux prisonniers et des blessés laissés au Mans et dans les villes voisines. « Sur le sort des prisonniers vendéens, ajoute H. Chardon, j’ai fourni les données tirées des registres des diverses Commissions militaires. J’ai été assez heureux pour retrouver les interrogatoires de plus de 300 femmes et enfants vendéens. » Cette partie de l’ouvrage, la plus volumineuse, offre une vision terrible de la situation des prisonniers. Aux interrogatoires, riches en informations, succèdent les listes de condamnations à mort. I - La Virée de Galerne, réimpression de l’édition de 1869, 14 x 22, 412 pages II - La Bataille du Mans, réimpression de l’édition de 1871, 14 x 22, 324 pages III - La guerre d’extermination, réimpression de l’édition de 1872, 14 x 22, 490 pages L'auteur : Né le 28 novembre 1834 à Mamers, Henri-Achille Chardon acheva ses études de droit à Paris en 1855, puis vint s’établir au Mans en 1863. Il entra à la société locale d’agriculture, des sciences et des arts, dont il sera nommé président en 1872. Il entra à la société historique et archéologique du Maine en 1877. Elu conseiller général du canton de Marolles en 1870, il deviendra maire de cette commune de 1885 à 1906, date de son décès (le 28 décembre). Parmi ses publications, citons : Histoire de la Reine Bérangère, femme de Richard Coeur de Lion et dame douairière du Mans (1866), Recueil de pièces inédites pour servir à l'histoire de la Réforme et de la Ligue dans le Maine (1867-1868), Étude sur les dialectes et les patois dans la langue française et spécialement sur le dialecte et le patois du Maine (1868), L'Entrée du roi Louis XIII au Mans (1880), Les Protestants au Mans, en 1572, pendant et après la Saint-Barthélemy (1881), etc. Sur la période révolutionnaire, citons : La Justice révolutionnaire et les Prisonniers vendéens dans la Sarthe (1868), Sur le passage des Vendéens au Mans (1868), Les Députés de la Sarthe à la Convention jusqu'au 31 mai 1793 (1869), Les Vendéens dans la Sarthe (1869-1872), La Fête de l'Être suprême au Mans (1877), Marceau et Angélique des Mesliers (1889), Un chef de Chouans dans le Saosnois (1904).
Les Vendéens à Laval, octobre 1793 - Joakim COLLET Si les batailles du Mans et de Granville ont constitué des événements clés de la campagne du nord de la Loire, elles sont exclusivement des défaites de l’Armée vendéenne. Or, l’Armée vendéenne a aussi connu des victoires pendant ces mois d’octobre à décembre 1793. Celles – car elles sont au nombre de trois – remportées sous les murs de Laval ne sont pas moins importantes, puisqu’elles auraient pu changer complètement la face de la guerre et peut-être même de la Révolution. C’est ici que va se jouer le destin de l’Armée catholique et royale : victoires inexploitées, tragiques décisions stratégiques… C’est une armée triomphante qui quitte la ville au début de novembre 1793 et ce sont des spectres démoralisés qui sont traînés vers la guillotine installée au centre de la cité à peine deux mois plus tard. Pour parvenir à rassembler les renseignements les plus complets, notre démarche a consisté à puiser dans les archives administratives, militaires et cadastrales ; mais surtout à laisser parler les témoins directs en tentant de les confronter ; enfin à nous déplacer sur les lieux des affrontements afin de restituer au mieux les éléments d’histoire retrouvés et de les mettre en « vie » dans un récit au jour le jour. Auteur d’un mémoire de maîtrise sur le rôle des femmes lors de la guerre civile de 1793 à 1793 et titulaire d’un Master en Histoire obtenu en 2002 sous la direction de Brigitte Waché, professeur à l’Université du Maine, ayant pour sujet la Chouannerie dans la Mayenne, Joakim Collet a voulu dans cet ouvrage ouvrir une page méconnue mais – ô combien – importante de l’épopée vendéenne, celle du passage de cette armée à Laval. 15,5 x 23, 160 pages quelques illustrations et cartes n&b dans le texte
La Terreur en Anjou, correspondance et journal de Benaben Arsène LAUNAY Oratorien et professeur, Bénaben fut un partisan exalté de la Révolution en Anjou. Nommé commissaire civil auprès des armées républicaines, il a livré, par ses rapports, un témoignage édifiant sur la campagne d’Outre-Loire. Ses comptes-rendus des exactions des Bleus, notamment lors de la bataille du Mans, se révèlent, avec le recul, accablants de vérité. Ce livre réunit tous ces rapports, suivis de la correspondance privée de Bénaben, très instructive, et de son Journal, éphéméride de mars 1793 à octobre 1802, qui dresse des listes de victimes de la Révolution en Anjou. De nombreuses pièces annexes complètent utilement ce document exceptionnel. 244 pages, 14.5 x 20.5